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Comment réveiller une virilité vacillante
Recette à l’usage des jeunes filles et des femmes mariées, assez facile mais nécessitant beaucoup de préparation, temps de cuisson 15 à 50 mn selon le poids et les prédispositions du sujet.
Ingrédients : prendre un sexe mort encore fringuant. Si la recette est appliquée par une femme hétérosexuelle de moins de 50 ans, on choisira un porteur masculin, entier (la recette est différente pour les chapons dont la chair est plus onctueuse mais la probabilité d’obtenir la quintessence quasi impossible sans outillage). L’œil se doit d’être vif, la chair ferme. On évitera les hommes trop secs au gout trop boisé. Un quadra ou quinquagénaire légèrement engraissé fera l’affaire. On s’assurera de l’épaisseur des poignées d’amour et d’une légère protubérance abdominale, qui ne doit cependant recouvrir l’objet sexuel à réanimer (dans ce cas, voir notre autre recette en papillotes).
Tout l’art de ce plat succulent réside dans la préparation. Des préliminaires bâclés ou réchauffés trop rapidement peuvent faire rater la préparation qui, soit ne montera pas, soit débordera trop vite.
· Ingrédients : 1. Le quadra ou quinqua décrit supra (avec son sexe et non écaillé).
2. un livre (ou à défaut, une lampe, un CD ou une clarinette).
3. c’est tout (je vous avais dit que c’était une recette facile).
· Recette : 1. Prendre rendez-vous avec la victime pour lui ramener un livre qu’on lui aura préalablement et subtilement emprunté (ou une lampe, ou un CD, ou une clarinette).
2. Se rendre au domicile du simplet.
3. tirer la bobinette.
4. la chevillette choit (relisez vos classiques).
5. Le benêt est derrière la porte et vous accueille avec un sourire triste. Si il est vêtu d’un string léopard, un fouet à la main et de la bave aux lèvres, laissez vous faire mais soyez attentives à la suite des évènements, le temps de cuisson risque d’être sacrément plus court… Si il vous reçoit avec une robe de chambre en soie, petit foulard Gucci noué avec grâce autour du cou et fume cigarettes aux lèvres, il en fait trop, le temps de cuisson risque d’être nettement plus long. Si il est habillé normalement (entre les deux précédents), vous pouvez poursuivre normalement la recette, enfin si il n’est pas habillé du tout, sautez les trois prochains paragraphes.
6. Il vous fait de chastes baisers légèrement baveux sur les deux joues.
7. Après vous avoir remercié pour le livre (ou la lampe, le CD ou la clarinette), il vous proposera selon l’heure et le jour de la semaine, un thé, l’apéritif ou un repas fin. Ce sont ses préliminaires à lui, vous devez accepter (pour le repas fin, prévoyez un temps de cuisson plus long, la digestion freinera ses capacités, voire les vôtres).
8. une fois ces agapes terminées et après avoir dit du mal de tous vos amis communs et bizarrement beaucoup de bien de votre conjoint habituel, il vous raccompagne à sa porte et c’est là que la recette commence vraiment.
9. Il vous embrasse tendrement la première joue. Il ne bave plus. Ses mains serrent à peine vos deux épaules (ou votre taille si il est plus petit que vous). Il avance ses lèvres pour vous embrasser l’autre joue mais effleure vos lèvres au passage. Gêné, il recule un peu, hésite, et rapidement refait le même geste. Constatant que ses génitoires n’ont pas été explosés par vos escarpins, que sa tête n’a pas été dévissée par une magistrale paire de baffes et que vous ne hurlez pas de rire, il s’enhardit et plaque une bonne fois ses lèvres contre les vôtres. D’abord il ne fait rien de plus. Puis sentant qu’il va falloir faire évoluer une situation pouvant devenir gênante à terme, il fait claquer ses lèvres dans de toujours chastes petits baisers.
L’erreur des débutantes serait de le laisser continuer ses infertiles bécots en pensant à l’Angleterre. La femme expérimentée prend alors l’initiative d’entrouvrir ses lèvres pour qu’il sente l’appel et se décide à utiliser sa langue. S’il ne le fait pas, c’est pas gagné et il vous faudra prendre l’initiative de cette première pénétration en espérant que cela ne soit pas la dernière.
A force vous finissez par vous embrasser pour de vrai. Ses bras enserrent maintenant plus fermement vos épaules ou votre taille voir les deux s’il a l’émotion agitée. Il vous entraine loin de la porte qu’il referme du pied dans un élan décidé qui sera peut être son dernier. Il se laisse alors choir sur le sofa, vous entrainant dans cette modeste chute vu qu’il ne vous a pas lâché.
10. Vous vous embrassez toujours sur le sofa.
11. Logiquement au bout de quelques minutes, les explorations de surface sont terminées et le niais a parcouru avec ses doigts tous les morceaux de votre corps qui dépassaient. Vous avez vous-même retiré votre manteau pour laisser plus de champ à l’aventurier. Ses lèvres commencent à divaguer, flâner, errer, baguenauder, voire muser vers d’autres horizons et si le mâle n’est pas complètement éteint en lui, il va finir par s’attaquer à vos adorables seins en commençant à les mordiller au travers du chemisier avant de tenter de déboutonner ce dernier. Si vous le voyez en difficulté c’est que ces putains de boutons sont plus larges que leur boutonnière ou qu’il n’est pas habitué à ce sens de déboutonnage, ce qui signifierait alors qu’il est habitué à ne déshabiller que des hommes… doublez alors le temps de cuisson. Autre hypothèse, il n’est simplement pas doué.
12. Pour qu’il se sente moins seul, vous pouvez l’aider. Si il se débrouille bien, commencez alors à le déboutonner aussi (on appelle cela un déboutonnage).
13. Sans préjuger du temps qu’il a fallu pour y arriver, vous êtes normalement vautrée à moitié nue sur un sofa, à côté d’un type approximativement dans le même état. C’est à ce moment qu’il vous faut évaluer cliniquement votre partenaire. Si son teint est gris, qu’il râle en crispant ses doigts sur votre poitrine en vomissant du sang, sautez hors du sofa, effacez vos empreintes, cherchez dans sa chambre une revue explicite (sous son lit si il est célibataire) que vous glisserez entre ses doigts avant la dernière raideur (au moins une…), et rentrez chez vous. Si vous avez un bon fond, appelez le SAMU de chez lui en vous faisant passer pour une de ses ex ou la femme de ménage catholique et outrée.
Si il est polypnéique, tachycarde et agité en hurlant à votre oreille de façon stéréotypée et répétée : « Priscilla, soyez mienne ! », évitez de poser votre main sur son sexe, la recette sera fichue, et son pantalon aussi. Si vous ne vous appelez pas Priscilla, vous avez légitimement le droit de casser la gueule de ce bouffon ridicule et de lui faire bouffer ses couilles avant de vous casser de ce taudis pourave et merde, quoi, bon, alors.
Si sa respiration est posée, que son regard vous caresse avec la délicatesse d’une patte de panthère apprivoisée après la pluie, que ses mains parcourent votre torse avec la douceur d’une patte de panthère après l’orage et qu’il vous susurre des mots d’amour en vous comparant à une panthère pendant un ouragan, vous pouvez légitimement poussez plus loin votre avantage avant que soit lui qui vous cuisine. Soyez une femme, quoi. Ce n’est pas du rock n’roll. L’autre ne doit pas tout faire.
14. A ce stade, soit vous continuez à vous dévêtir mutuellement en vous caressant, embrassant, enlaçant, certains arrivant même à faire le voyage ainsi jusqu’à la chambre, soit vous faites une pause, reprenez votre respiration et faites refroidir un peu le moteur. Les amants d’une nuit, les passionnés et les pas affirmés du soi choisissent en général la première solution. Les pragmatiques, les vieux couples et les cardiaques, la seconde.
15. Vous vous êtes donnés du mal mais vous êtes deux, nus et sur un sofa ou un lit. Intéressez vous plus à l’objet de vos futurs ressentiments. S’il vous évoque la sieste de la chenille d’un bombyx de trois semaines il va y avoir du travail (cf. paragraphe 16). Si cela vous évoque un roc, un pic, un cap, que dis-je un cap…une péninsule, ou l’oriflamme de Godefroy de Bouillon lors de la prise de Jérusalem en 1099, laissez vous aller, c’est une valse.
16. Dans le cas donc ou il n’y a rien. Soit il n’est pas excité du tout et c’était vraiment un pédé. D’ailleurs vous l’aviez subodoré lors de son maladroit déboutonnage. Soit il est trop excité. Ca arrive. A force de nous bousculer les neurones des aires associatives avec vos tralalas, ça bouchonne dans les afférences thalamiques, le lobe frontal se coince, la testostérone bouillonne et grille les circuits. Il suffit alors de laisser un peu refroidir en s’appliquant sur le verbal (dire des choses gentilles, soit pour une fille : ne pas dire de choses méchantes). On pourra reprendre l’extra verbal au bout de deux ou trois minutes, d’abord à la main (cf. paragraphe 17) puis oralement (cf. paragraphe 18).
Contrairement à la psycho dynamique, le verbal précède l’Oral, comme dans l’évangile de Jean ou il est dit « au début était le verbe ». La suite a été expurgée par les pères de l’église en effet, monter une religion sur :
« au début était le verbe, Dieu vit que cela était bon, vinrent ensuite le cunnilingus, la fellation et la triple pénétration du Père du Fils et du saint esprit, et Dieu vit que cela était encore meilleur » ça ne l’aurait pas fait. Ou alors une religion d’amour très, très, très libre avec messe orgiaques et autorisation d’avaler les hosties… Cool.
Troisième situation (si vous avez perdu le fil on était aux choses qui lui coupaient tout), il a peur de ne pas y arriver, et ça, ça arrive et il n’y arrive vraiment plus et vous, vous n’êtes pas arrivée. Le mode d’emploi est proche du précédent mais ce sera plus long et il faudra donner de votre personne.
17. Que l’on continue l’amuuuur, ou qu’on tente de réveiller le papillon, la technique est la même. Seul change l’ordre des choses.
Dans le feu d’une action qui roule, on ne se précipitera pas à trop exciter le Dieu vivant. On le laisse faire le plus gros du travail sinon il risque de s’accrocher au nuage et de vous oublier…laissez lui la maitrise de la langue ou au moins son illusion. Ne vous en faites pas, si cela vous fait du bien, à lui ça ne fait pas franchement du mal. Dites vous que son corps n’est qu’une immense zone érogène et ne vous précipitez pas sur le champignon.
Chez l’indolent au contraire, sans vous faire oublier, mieux vaut monter au créneau (à défaut de mat) pour redresser la situation.
Donc, on s’y prend à deux mains (ce qui est limite suffisant vu que en théorie, et souvent en pratique, il a un pénis et deux testicules, soit au moins trois motifs). Vous pouvez éventuellement vous faire aider par une amie, mais c’est délicat au premier rendez-vous. Sinon vous pouvez l’utiliser, lui. Après tout, il se fera moins peur et peut être connait il déjà le terrain.
Pendant que la première main soutient les bourses (attention les addictives, il n’y a pas de quoi répéter les dépenses), la seconde caresse lentement et avec délicatesse la base du pénis. On montera plus haut et plus fermement seulement s’il n’est pas sage.
Vous n’êtes pas dans une boulangerie, la pate (à pain) n’a pas besoin d’être pétrie ! Vous ne faites pas non plus de la poterie, ce n’est pas la peine d’essayer de la faire tourner ! Des caresses délicates des territoires avoisinants seront de bon aloi. N’hésitez pas pendant cette épreuve à le faire profiter visuellement de vos charmes, ça aide la plupart. Au besoin rallumez la lumière. Vous pouvez aussi chanter, voire danser, mais il faut de la souplesse. S’il n’est pas grignoté du cerveau, il reprendra vite de la verticalité. Sinon, passez au paragraphe suivant.
18. Soit le sujet est réveillé et rien n’empêche de continuer pour le fun, soit il reste des vacillances et la, vous n’aurez pas le choix, seul l’oral sex pourra éventuellement sauver les meubles. Le principe est le même que pour une glace à la vanille (voire au chocolat si c’est une black session, au citron si le péril est jaune ou à la pistache si il est très malade ; Dans ce cas mettez deux préservatifs sur le sexe et portez des gants).
Tout est dans l’utilisation de la langue, de votre sens du rythme et de la configuration de la tour de Pise (un peu, très, ou pas penchée). Comme il est difficile de chanter en même temps (cela reste techniquement possible mais nuit à l’efficacité du geste et à sa concentration à lui ; en plus vous aurez l’air ridicule…), vous pourrez mettre un disque ou siffloter dans votre tête. Evitez de battre le rythme avec vos pieds. Wagner, Ten years after et Vincent Delerm sont à éviter, les meilleurs rythmes sont sud américains, le rap peut être efficace. Pas de chanteurs morts ni de disco. Une fois le bon rythme trouvé avec la langue, exercer un lent mouvement vertical de va et vient en refermant vos lèvres sur l’objet désormais réanimé. Ne jamais utiliser les dents ! (même si il vous a appelé Priscilla). Si vous vous sentez l’âme d’une Lovelace et que votre carrefour oro-pharyngé est dégagé (pas d’appareil dentaire ou d’angine en évolution), vous pouvez vous la jouer gorge profonde mais il faudra prendre un sirop les jours suivants et vous ne pourrez pas chanter de cantiques à la messe le dimanche d’après. A moins d’avoir très soif et si l’organe se défend, méfier vous d’un brutal silence de la partie adverse. Ce calme soudain peut cacher la tempête et un tsunami réduisant à néant (pour vous) tous vos efforts.
Après tous ces efforts ; si votre délicieux sourire, votre corps de déesse, vos yeux comme deux châtaignes luisant entre les feuilles sous le chaud soleil d’après la pluie, votre admirable chute de reins, votre superbe cul, vos seins de rêve, vos adorables petits pieds, si le contact de vos doigts, de vos mains, de vos lèvres, de votre bouche, de vos seins, si cet extraordinaire moment de plaisir que vous lui avez fait vivre n’a pas révélé une vraie érection, tenace, durable, priapique, abondante, péniculaire, grandiose, archétypale, ombrageante, champignonesque, caricaturale, playboyenne, aristocratique, Faustienne, thuriféraire, luminescente, flamboyante et volcanique, alors c’est un vrai con.
Même si il a peut être des raisons (vasculaires, digestives, pédérastiques, phobiques ou événementielles), ça explique, ça n’excuse pas.
Si au contraire, l’association dionysiaque et subtile de vos charmes et de vos caresses a bien remis en train le garçon, finissez le et vous avec et envoyez vous, indistinctement de toutes les religions, dans tous les enfers et tous les cieux, du septième au six cent soixante sixième, et que tous les anges du paradis et les pires démons des ténèbres s’associent pour chanter vos louanges et tenter désespérément de couvrir le son de vos orgasmes.
Amen


Mode de déraisonnement à l'usage des jeunes filles et des femmes mariées qui dépensent les sous du ménage dans des quolifichets et des verroteries alors que, bon.
D'abord, pourquoi renouveler sans cesse une garde robe affriolante alors que le port d'une simple blouse et un foulard sur la tête suffisent à se vêtir pour effectuer ses taches quotidiennes et que pour plaire à son mari, une bonne soupe et quelques privautés le samedi soir, lumière éteinte suffisent.
Point trop n'en faut sinon on prend des habitudes et on finit dans la luxure et le stupre avec des créatures et des gourgandines et on est distrait au travail.
Si cette argumentation, la pratique régulière de la méditation et la flagellation quotidienne ne suffisent pas, voici quelques conseils à la orange mécanique.
Tout d'abord, pour chaque achat de fringue-non-totalement-indispensable (c'est à dire tout sauf les blouses grises) on avalera une gorgée d'un mélange associant un tiers de jus d'ananas, un tiers de jus de citron, un sixième de vinaigre de framboise et un sixième de lait caillé, le tout saupoudré de paprika et de chocolat en poudre. Il est conseillé de boire le mélange en portant le vêtement incriminé qui sera immanquablement souillé. Dans un deuxième temps, on boira le mélange AVANT d'aller faire les soldes en portant sur soi le vêtement précédemment barbouillé et non lavé. Ce dernier sera instantanément rafraichi et vous pourrez sortir ainsi faire vos achats dans les boutiques de luxe de Brest et Quimper au milieu des vrais gens. Si après cette expérience vous êtes encore capable de faire des achats vestimentaires inconsidérés tout en ayant une vie sociale normale, vous êtes très très très forte.
Si cela ne suffit pas, une autre méthode consiste à passer une nuit en prière, nue et à genoux, après avoir coupé le chauffage, dans la pièce aménagée en placard géant dans laquelle vous entreposez le butin de vos précédentes campagnes de soldes. Si le désir d'acheter est toujours présent, vous aurez au moins la satisfaction de ne pas pouvoir sortir à cause de la pneumopathie choppée au passage.
Vous pouvez aussi aménager un parquet électrifié dans la pièce-placard-aux-trésors ou des pointes acérées trempées dans de la moutarde à l'entrée...
Enfin, vous pouvez demander à votre mari de vous ligoter au grand mat ou de vous enchainer à fond de cale pendant la période de tempête soldistique ou être mise en hibernation (on ne vous réveillera que quand les temps de l'ascèse seront venus et qu'il n'y aura plus ni homme ni femme, ni ange ni démon, ni robe ni foulard, ni manteau ni pantalon).
Pour finir, vous pouvez simplement arrêter votre analyse et décider de consacrer l'argent économisé à l'achat exclusif de fringues, ou simplement remplacer votre addiction par une autre (prenez un ou plusieurs amants, volez les herbes magiques que votre fils cache au fond de son placard et que vous fumerez à sa place, prenez votre martini du vendredi avec deux glaçons...).
Si rien ne marche que vous donner des limites (après tout vous êtes une adulte responsable), vous pourrez vous dire comme Voltaire qu'il n'y a pas d'effet sans cause et que si nous avons des pieds c'est pour y mettre des chaussures, si nous avons des seins et des fesses c'est pour y ajuster des lingeries et si nous avons un corps c'est pour le parer.
Sinon, vous pourrez toujours errer nue comme au premier jour, au moins vous ne rentrerez pas seule chez vous.
Petites méchancetés sans conséquences.
Tant que la médecine était un art et les praticiens des notables dévoués dont l’embourgeoisement cédait à la vision sacerdotale de leur pratique, se moquer du corps médical ne dispensait pas d’un certain respect.
Depuis que le scientisme a pris le pas sur une certaine subjectivité, (parfois pour le plus grand bien des malades),et que la société s’est mise en tête que la mort n’est pas une fatalité, les docteurs sont au mieux des fonctionnaires, au pire des prestataires de service.
Leur ambition a rejoint celle des foules pressées devant l’horloge quand l’heure de la sortie précède celle de l’apéro.
Reste à préciser que ces élucubrations n’ont pour objet que de me défouler, que les collègues que j’étrille sont des exceptions ou le reflet de ma propre poutre oculaire, et qu’aussi méchant qu’on puisse être, on se doit de reconnaitre que le plus abruti des disciples d’Esculape recouvre toute son intelligence,sa compétence voire de l’abnégation quand il sait reconnaitre la souffrance. Le problème est qu’il est parfois myope, sourd et cliniquement aux abonnés absents.
1. Les médecins généralistes.
La psychopathologie de ce type de libéral m’est relativement inconnue si ce n’est que d’aucuns dissertent plus facilement de la fainéantise d’ èrèmistes exigeants que du serment d’Hipocrate et qu’ils préferent la compagnie des comptables à celle du quart monde. Les vieux sont plutôt sympas et bossent douze heures par jour au minimum pour une reconnaissance parfois frugale.
Beaucoup de jeunes auraient pu être plombiers, causer à un tuyau de plomb ne leur poserait pas plus de soucis que d’écouter de vrais gens. Sauf qu’un plombier bosse aussi douze heures par jour…
Les autres jeunes auraient mérité d’être vieux.
2. Les médecins spécialistes libéraux.
Les patients restent souvent persuadés que ce sont ceux qui ont réussi leurs examens qui ont le droit de s’installer en ville.
L’utilisation obligatoire de deux places de parking pour garer leur 4X4 (même en largeur)est l’évidente preuve de leur éclaboussante réussite et de leur compétence. Leur secrétaire blonde, gloussante et mammifère vernissée est la preuve de leur bon goût. Le polo de marque jeté sur leurs épaules celle de leur frilosité.
3. Les médecins spécialistes hospitaliers.
Certains ont choisis d’exercer à l’hopital, d’autres y sont restés. Un parralèle est possible à faire avec la psychopathologie du prof. En effet beaucoup d’enseignants se sont contentés de freiner leur immaturité en passant d’un côté de l’estrade à l’autre sans réellement quitter le système ou visiter, même de façon temporaire, le monde extérieur (le vrai monde, grand, plein de danger et causes de multiples doutes). Quand en plus, ce qui est assez fréquent, ils se reproduisent entre eux, font des petits profs à leur tour et ne côtoient que leurs coreligionnaires, le risque qu’ils comprennent la vie qu’ils sont censé enseigner devient tout à fait nul. Certains médecins hospitaliers ont un vécu assez proche et vivent à l’hôpital, mangent à l’hôpital, ont fait leurs humanités (si tant que ce terme ait du sens pour eux) à l’hôpital, se reproduisent à l’hôpital et ne côtoient que leurs confrères (sauf pour la reproduction ou la fréquentation du petit personnel est alors tolérée pour des amours ancillaires voire ponctuels). Leur connaissance du grand extérieur peut alors ne se limiter qu’aux prestations scientificotellières proposées par les multinationales du louzou et c’est toujours ça de pris (sinon comment je connaitrais San Francisco et Rio de Janeiro). Qui plus est, le médecin hospitalier (MH) a des droits et un respect obséquieux lui est naturellement du. Il a aussi des devoirs mais dilués dans les principes d’obligation de moyens à défaut de ceux de résultats.
Les chirurgiens :